La pollinisation à la rescousse de la biodiversité

Apis mellifera : l’abeille à l’œuvre

Présente sur Terre depuis environ 60 millions d’années, l’abeille possède un corps couvert de poils. Ceux-ci permettent à l’abeille de se «charger» positivement lors de ses vols. De cette façon, le pollen est attiré par son corps, comme un aimant. L’abeille est en mesure de distinguer plusieurs couleurs et son œil réagit quatre fois plus vite au mouvement que l’œil humain. Volant à une vitesse de 20 à 30 km/h, elle possède de plus trois paires de pattes permettant à l’ouvrière de rapporter le pollen à la ruche.

La chaleur du soleil

C’est au contact de la chaleur du soleil sur la ruche que s’activent les abeilles et ce, durant toute la belle saison. Guidée d’abord par les éclaireuses, la colonie envoie par la suite des butineuses dans un aller et retour constant ente les fleurs et la ruche. L’abeille joue son rôle de pollinisatrice, transportant volontairement ou accidentellement le pollen des fleurs sur les poils de son thorax. Autrement dit, elle effectue un travail de fécondation qui assure la sauvegarde de plusieurs espèces florales et végétales de l’environnement. Une abeille peut visiter près de 250 fleurs en une heure.

Les plantes mellifères

Lors des vols de butinage, les abeilles visitent uniquement les plantes dites mellifères, c’est-à-dire qui produisent du nectar. La majorité des plantes mellifères sont des espèces sauvages qui jouent un rôle essentiel dans la nature. Les abeilles peuvent aussi trouver des sources de nourriture en forêt (tilleul, framboisier sauvage, mûrier, épilobe).

Les abeilles et les fleurs sont inséparables puisqu’elles coopèrent entre elles et échangent de précieux services : les abeilles ont besoin des fleurs pour se nourrir et les plantes ont besoin d’elles pour se reproduire